Zangbeto & Yadicone

En attendant l’arrivée sur scène du groupe Zangbeto, le Toï Toï diffuse le documentaire « Debout Simama » qui suit la création de chansons jusqu’à leurs interprétations sur scène par des habitantes de la Halte des femmes. Des femmes sans papiers issues de différents pays d’Afrique qu’ont subi de multiples formes de violence réunis autour de cette troupe musicale. Projet porté par la Halte des femmes (ALYNEA) et le CCO de Villeurbanne. 

21h20 

Les musiciens de Zangbeto commencent à jouer. Présenté comme un groupe d’Afro Jazz, c’est surtout une réunion d’excellents musiciens qui additionnent la liberté de leur Jazz à des rythmes qui laissent la transe envahir tous les esprits présents dans la salle. Trois des musiciens viennent du Togo. Zengbeto est le nom d’une communauté de chasseurs de mauvais esprits issus du sud du Bénin, aussi présente au Togo et en Côte d’Ivoire. Le rapport entre une société secrète masquée et la musique de ces jeunes gens est évident. Les instruments discutent les avec les autres autres, parfois ne servent que de fond sonore à la trompette qui s’exprime longuement, parfois ils se taisent tous pour laisser la batterie monologuer pendant plusieurs minutes. C’est important de se rappeler qu’un être humain peut jouer de la batterie comme ça, les limites de ce type de talent sont loin, très loin.

La soirée se termine avec Yadicone, chanteuse accompagné d’une partie de Zangbeto, je préfère les morceaux chantés en Anglais à ceux chantés en Français. Les musiciens sont toujours aussi impressionnants, je retiendrai surtout leur très belle reprise de Yellow Moon des Neville Brothers et une version accélérée de « Pendant que les champs brûlent » de Niagara, une chanson que j’adore.