Regroupement de chansons qui ne sont pas dans le podcast mais qui auraient pu.
Eels / We Won’t See Her Like Again / 2024
Une douce chanson dans laquelle l’auteur semble admirer une femme et qui a vraisemblablement disparu, il en parle comme d’un ange. C’est mélancolique mais pas trop, c’est minimaliste, c’est fragile et intemporel. Un substitut culturel aux techniques de relaxation.

Chanson d’amour positive dans laquelle Debbie Harry veut capturer un instant de bonheur, rêve d’avoir une photo de son amoureux dans son portefeuille. Elle le regarde prendre sa douche et rêve qu’il ne travaille plus dans son garage pour être plus souvent à ses côtés. Je reviens tout le temps à l’album Parallel Lines et celle-là me régale à chaque fois.

Tele Novella / Eggs in one Basket / 2023
Chanson issue de l’album Poet’s Tooth , Eggs in one Basket aurait pu être une chanson candidate à l’Eurovision au milieu des années 1970. L’impression de l’avoir toujours connu, en la découvrant j’étais persuadé que c’était une reprise, il n’en est rien. L’air chanté dans les couplets me reste en tête 72 h à chaque écoute et les ponts entre les couplets me font penser à l’Italie. C’est la chanson la plus connue de ce groupe Texan, le meilleur croisement pour rencontrer leur monde rêveur, nostalgique et perdu dans l’époque actuelle.

Lary Kidd / Loud / Sac de Sport / 2019
Malgré que le morceau soit dans l’album « Surhomme » de Lary Kidd, ce n’est presque pas un featuring vu la proximité entre les 2 MC et leur passif au sein de leur groupe en commun. L’alchimie est au maximum pour cet egotrip extrême saupoudré d’humour, Lary n’est pourtant pas sur son terrain préféré, son style de prédilection est le rap « New Yorkais » et Loud sort également de ses habitudes avec une voix plus aiguë que d’habitude à partir de la 5ème mesure de son couplet d’entrepreneur millionaire. Ils rappent comme s’ils avaient déjà gagné mais la compétition demande un test d’urine. On aimerait tous être aimés comme le sac de sport de sport de Lary Kidd quand il est rempli de billets froissés. Bref, le morceau est fun, le refrain est calibré pour les concerts.

Panic Shack / I Don’t Really Like It / 2020
Un des premiers morceaux du groupe gallois. Elles expliquent pendant presque 4 minutes qu’elles n’aiment pas vraiment qu’on leur parle comme ça et qu’on les regarde comme ça. La tension monte petit à petit, puis redescend tout doucement. La bande originale d’une dispute de rue.

Le morceau le plus fun de l’album d’Ausgang, une Casey drôle, méchante, toujours chirurgicale au niveau du texte. Avec du recul, c’est mon album Rap/Rock français préféré et ce morceau placé en plein milieu permet de souffler. Ça procure toujours des émotions d’écouter quelqu’un qui égorge n’importe qui pour 600 balles.

Chanson française qui parle d’une personne triste, mélancolique, une victime de la vie, interprétée avec une sincérité incroyable par un chanteur singulier. Les mots sont simples, anti-poétiques et ne sont là que pour évoquer une amitié adolescente. C’est la chanson la plus « classique » d’un album barré, la moins proche de mes goûts habituels mais ma préférée.

RBL Posse / Bounce to this / 1994
Incroyable instrumentale de la Bay Area, magnifique basse et paroles de gangster. Les 3 MCS de San Francisco sont prodigieux sur cette ogive. Le morceau vieillit extrêmement bien, c’est cru, et ce qu’ils racontent est malheureusement vrai. Loin des rappeurs mythos, 2 des trois rappeurs du groupe sont partis jeunes de mort violente. Black C, le seul survivant a perdu l’usage d’un oeil dans une fusillade et continue à représenter le nom de son crew de jeunesse.

Lady Lazarus / Hannah Banana / 2024
Morceau léger, du punk très accessible, qui parle de relations lesbiennes entre jeunes amantes. J’adore ce refrain qui fait très « petit con », l’esthétique fait penser à des groupes des 90’s, c’est un hymne à la liberté. Les femmes qui composent le groupe sont australiennes mais vivent désormais à Berlin, ce qui permet de se dire qu’elles sont éventuellement plus facilement visibles en concert, hâte de les voir et d’écouter ce titre avec lequel je les ai découvert.

Solo du rappeur « Le Bavar » qui raconte sa vie d’homme célibataire. Il évoque la garde alternée, ses conquêtes, sa solitude et le verre pillé dans sa cervelle. Le texte est magnifique, on visualise tout ce qu’il décrit, et récent le poids des années. Du rap de daron, simplement réaliste.

Sydney Valette / Prêt à mourir / 2016
Chanson à l’esthétique froide des années 80 sortie en 2016, des années qu’elle ne me quitte plus. Au début, je l’écoutais un peu amusé car elle me faisait penser aux Inconnus qui imitent Indochine, puis j’ai fini par l’aimer très sérieusement. Le texte raconte d’horribles choses qui passent par la tête du narrateur, qu’on finit par chanter avec lui comme une petite comptine.

Morceau de rap avec des placements millimétrés, super sample qui tourne en boucle, une voix et une diction qui évoquent une force tranquille. La petite basse régale, tout est simple, tout est calme sauf le texte hyper technique. Le morceau le plus marquant du MC New Yorkais qui sort régulièrement de la très bonne musique.

Fat Hamster & KANG NEW / The Sun From Mars / 2023
Gros morceau dansant ne qui sort pas de la tête du duo electro-punk coréen. Les couplets sont scandés, le refrain est un chant de sirène gothique. J’aime le son des batteries, le solo de guitare et le conviction avec laquelle la chanteuse interprète un texte qui explique à quel point le monde est dur.

La chanson raconte les galères d’un jeune Guadeloupéen déraciné venu s’installer en métropole. Il décrit son quotidien ainsi que les problèmes de la jeunesse des années 2000. Au sommet de son écriture sur les couplets rappés, il délivre aussi un magnifique refrain sur ce morceau. Largement mon morceau préféré de Brasco.

1 minute 30 de funk et de punk qui parle du Vietnam. Incroyable démonstration de liberté. Un condensé d’énergie juvénile et de transmission de Groove par une basse qui a le rôle principal de ce film de guerre.

Il est venu pour faire le deal mais il n’a pas la came. Le meilleur morceau « egotrip » du rap français de ces dernières années. Une leçon de rap, du flow, de l’écriture de roi du monde, super instru et sa voix de fou. C’est menaçant, marrant, hyper référencé. Personne ne se la raconte mieux qu’un gars de la génération LL Cool J / Laurent Voulzy qui avait kiffé Lauryn Hill avant les Fugees.

